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Nikita Koshkin (1956 -) |
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Nikita Koshkin est né en 1956 à Moscou. À quatre ans, ses compositeurs favoris sont Shostakovich et Stravinsky, mais il attend l'âge de 14 ans pour commencer ses études musicales ainsi que la guitare. Sa première guitare est un cadeau de son grand-père, accompagnée d'un enregistrement d'Andres Segovia. |
| Il est tellement impressionné par cet enregistrement qu'il décide de faire de la musique son occupation principale malgré l'encouragement de ses parents à devenir diplomate. Il étudie la guitare classique avec Geoge Emanov au Collège de Moscou, puis avec Alexander Frauchi à l'Académie Russe de Musique, et la composition avec Victor Egorov. | |
| Le succès arrive rapidement après
la première exécution de sa suite pour guitare "Prince's
Toys" jouée par Wladimir Mikulka à Paris en
1980. Son répertoire s'enrichit alors de pièces pour
guitare seule et pour musique de chambre avec guitare. La musique de Koshkin est à la fois dramatique, spirituelle et parodique. On y trouve de nombreuses références aux légendes, contes de fées et personnages littéraires. Tout ceci est mêlé de formes musicales d'autres civilisations, d'effets avant-gardistes et de mélodies populaires qui donnent à ses uvres une texture riche et pleine de surprises. Le culte du romantisme et de la mélancolie russe ainsi qu'un parfait savoir-faire de la composition font que les uvres de Koshkin remportent toujours un grand succès. |
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Leo Brouwer (1939 -) |
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Leo Brouwer est né à la Havane (Cuba) en 1939. Attiré à par les sons du flamenco, il commence à jouer de la guitare à l'âge de treize ans, encouragé par son père, docteur et amateur de guitare. Son premier véritable professeur a été Isaac Nicola, élève dEmilio Pujol (1886-1980) - qui fut lui-même élève de Francisco Tárrega (1852- 1909). |
| Brouwer fait partie d'une lignée dartistes
impliqués dans différents aspects de la musique au
travers de l'instrument. Il travailla néanmoins le répertoire
classique traditionnel et donna son premier concert à l'âge
de 17 ans. Mais c'est la composition qui va rapidement
prendre le dessus. Prélude (1956) et fugue (1959),
influencés par Bartok et Stravinsky, montrent une prise
de conscience précoce de la musique en dehors de la
guitare. Pour parfaire son éducation musicale, il étudie
la composition à la Julliard School (USA) puis au Hart
Collège de Hartford. Ses compositions des années cinquantes et soixantes sont naturellement imprégnées de culture cubaine et de rythmes afro-cubains. Elogio de la Dansa est un bon exemple de cette période. Pièce pour guitare solo, le second mouvement est un hommage aux Ballets Russes (Stavinsky) et a été chorégraphié. Viennent alors des uvres comme Le Espiral Eterna, Guitar Concerto N.1, et Canticum dans lequel il utilise un accord de la sixième corde de la guitare en mi bémol, ce qui est tout à fait inhabituel. Cette période incorpore aussi lutilisation de séries de 12 tons et de modes sériels. La dernière période dénote une recherche plus minimaliste. Brouwer la décrit comme le développement dun système modulaire. Tres Ballades et El Decameron Negro sont les premières pièces dans ce style. Hika, In Memoriam Toru Takemitsu (1996) à la mémoire du compositeur japonais est la plus récente. |
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Alberto Ginastera (1916 - 1983) |
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Né à Buenos Aires dans une famille d'origine italienne, Alberto Ginastera fait ses études musicales au conservatoire de sa ville natale où il est rapidement connu grâce à son ballet Panambi créé au Théâtre Colon en 1937. |
| L'année suivante, il enseigne la
composition au Conservatoire national de Buenos Aires. En
1942, il obtient une bourse de la Fondation Guggenheim et
se rend aux Etats Unis où il complète sa formation, il
vit à New York de 1945 à 1947 et travaille notamment
avec Aaron Copland. Il reçoit alors de nombreuses
commandes et sa réputation s'étend sur les deux rives
de l'Atlantique. De retour en Argentine, il dirige le
Conservatoire de La Plata (1948-52, 1956-58), en 1953 il
est nommé professeur de composition au Conservatoire de
Buenos Aires et fonde en 1962 un institut pour les jeunes
compositeurs sud-américains. En 1968, il enseigne à
Dartmouth College (New Hampshire) puis s'installe à Genève
à partir de 1970 où il épouse la violoncelliste Aurora
Natola pour laquelle il écrit la Sonate pour violoncelle
et piano (1979) et le Concerto pour violoncelle n°2 (1981). Son catalogue comprend de nombreuses oeuvres instrumentales (3 quatuors à cordes, des concertos pour piano, violon, violoncelle, hautbois), de la musique vocale (Cantata para America magica, 1961 ; Milena, 1973), des opéras (Don Rodrigo, 1964 ; Bomarzo, 1967 ; Beatrix Cenci, 1971 ; Barabbas, 1977). Peu connu en Europe, Ginastera est considéré aux Etats-Unis comme une figure importante de la musique. Mais sa notoriété a souffert de ses premières orientations esthétiques, fidèles aux sources populaires de la musique argentine et donc incompatibles avec la dictature sérielle qui régnait alors en Europe occidentale. |
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Heitor Villa-Lobos (1887 - 1959) |
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"Voyez-vous, je veux tout faire
en musique. Je veux écrire l'histoire en musique (bientôt, j'écrirai
celle de la Chine), raconter en musique la politique, la philosophie,
la géographie. La forme ne m'intéresse pas, mais seulement la
musique".
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| Prolifique,
précoce et fantasque, Villa-Lobos fut le premier compositeur brésilien
à connaître une renommée mondiale. Son éducation musicale fut
pourtant celle d'un autodidacte. Après des études de musique avec
son père, écrivain et violoncelliste amateur, il gagne sa vie,
durant sa prime jeunesse, en jouant dans les cafés et les
restaurants.
1901 Premières compositions à l'âge de 14 ans. 1907 Études à l'Institut National de musique de Rio de Janeiro. 1905-1912 Voyages et expéditions à l'intérieur du Brésil, pour recueillir d'authentiques chants traditionnels : "Je trouvais stupide de continuer à imiter Beethoven. Pendant huit ans, j'ai voyagé dans les régions les plus reculées du Brésil ; on m'a cru mort et on a même dit des messes pour le repos de mon âme ! Mais j'ai rapporté de cette expédition d'incroyables richesses". 1915 Premier concert de ses œuvres à Rio de Janeiro. L'exubérance de sa musique fait sensation. Rencontre avec Arthur Rubinstein, son fervent admirateur. 1923-1924 Séjour en Europe, grâce à une bourse du gouvernement brésilien. Premier concert à Paris en 1924. 1925 Grâce à Roussel, il entre à la Société Internationale de Musique Contemporaine. 1930 Début de sa grande action politique et pédagogique au Brésil. Tout en continuant la composition, il prend en charge la vie musicale de son pays (organisation de l'enseignement musical dans les écoles et maternelles, préparation des concerts...). 1942 Il fonde le Conservatoire National de Chant orphéonique. 1945 Il fonde l'Académie brésilienne de musique, dont il deviendra le président. 1957 Pour son soixante-dixième anniversaire, le Brésil institue l'année Villa-Lobos. 1958 Il reçoit le grand prix du disque de l'Académie Charles CROS à Paris. 1959 Décès de Villa-Lobos. Jusqu'à la fin de sa vie, il ne cessera de composer. Combien j'ai écrit d'œuvres ? Je ne sais pas ; je n'ai pas le temps de compter, j'ai déjà assez à faire avec la composition ; demandez à ma femme... Villa-Lobos est l'un des compositeurs les plus féconds de sa génération. Il nous laisse environ 1000 œuvres de tous styles, avec 12 symphonies, 17 Quatuors à cordes, des opéras, des ballets, des suites, des poèmes symphoniques, des concertos, des œuvres vocales, des pièces pour piano, de la musique religieuse, des musiques de film et bien sûr des oeuvres majeures pour guitare. La richesse de ses sonorités, la liberté de ses harmonies, l'authenticité de ses mélodies et le tumulte de son écriture lui confèrent une place à part dans l'histoire de la musique. Considéré comme l'un des compositeurs les plus originaux du 20ème siècle, son absence de formation académique lui a permis d'élaborer une technique toute personnelle de composition, profondément éclectique, mais avec le souci constant de relier les valeurs musicales traditionnelles du Brésil à des esthétiques universelles. |
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Manuel María Ponce (1882-1948) |
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Manuel Mariá Ponce est né à Zacatecas, Mexique. Il y débute sa carrière musicale comme compositeur, directeur, professeur et critique musical. |
| C'est dans les années 1920, à
Paris, en étudiant avec compositeur français Paul
Dukas, que Ponce abandonne le style "musique de
salon" prévalant alors au Mexique pour un style impressionniste
utilisant des structures concises et contrepoint habile. Plus tard, il développe un style nationaliste dans lequel il peut exprimer ses origines mexicaines. Ponce était un ami proche du guitariste Andres Segovia, a qui il a dédié la majeure partie de ses uvres pour guitare, qui sont devenues un standard du répertoire de la guitare moderne. Il a aussi composé pour orchestre, musique de chambre, piano et voix. |
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Johann Sebastian Bach (1685 - 1750) |
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Né le 31 mars 1685 à Eisenach, en Thuringe, Bach mourrut à Leipzig, le 28 juillet 1750. Petit-fils et fils d'organistes et cantors établis en Thuringe depuis le XVIème siècle, il fut lui-même un "maillon" d'une importante lignée de musiciens. |
| Après la mort de son père, il
entreprit ses études musicales à Ohrdruf, et s'était déjà
familiarisé avec le violon, l'orgue et le clavecin. Il
apprit la composition avec Herder et Böhm. Son éducation
musicale fut complétée par la lecture assidue de
compositeurs allemands (Buxtehude, Lübeck), italiens (Frescobaldi,
Vivaldi) et français (Couperin, Marchand). Ayant fait la
connaissance de plusieurs organistes en renom, il fut
nommé lui-même à la Neue Kirche d'Arnstadt en
1703, et commença à composer tout en se forgeant une réputation
d'expert et réparateur d'orgues. Successivement musicien de chambre, Konzermeister, c'est en 1717 qu'il devient kapellmeister à la cour de Cöthen. Pour l'orchestre dont il dispose, il produit donc la majeure partie de ses oeuvres instrumentales, ainsi que, pour le clavier, le premier livre du Clavier bien tempéré, les Inventions, les Suites Anglaises et Françaises, la fantaisie chromatique et fugue notamment. Des dissensions l'amènent à quitter Cöthen, pour accepter le poste de Cantor à l'église de Saint-Thomas de Leipzig, jusqu'à sa mort. Assurant l'enseignement musical, chargé de composer régulièrement de la musique religieuse pour chaque dimanche et fête, ainsi que pour les cérémonies officielles de la ville et de l'université, soumis en outre à l'interdiction de s'absenter sans permission signée, Bach connaitra d'incessants et incroyables démêlés avec les autorités. A la fin de 1749, une opération malheureuse de la cataracte le rend presque complètement aveugle ; le musicien recouvre soudainement la vue en juillet 1750, mais une attaque aussi soudaine, puis une fièvre l'emporteront dix jours plus tard. |
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Gaspar Sanz ( 1640 - 1710) |
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| Sanz étudia la guitare en Italie et
aussi l'orgue ainsi que la théorie musicale. Il devint
organiste de la chapelle du roi de Naples. Lors de son
retour en Espagne, il publia trois livres de musique de
guitare en 1674,1675 et 1697. Ces livres contiennent les enseignements de haute valeur de l'auteur en matière d'improvisation et d'interprétation, tout en utilisant les deux manières de jouer la guitare: monodique et par accords. Il pensait que la méthode monodique était plus appropriée pour la musique de danse. Il accordait sa guitare en La - Ré - Sol - Si - Mi. En plus d'être guitariste et organiste, Sanz était aussi un compositeur accompli. La musique en solo représente une grande partie de son uvre. On retrouve également plusieurs danses et passacaglias. Sa notation musicale est en majeure partie en tablature mais on y retrouve aussi plusieurs courts passages écrits en notation musicale moderne. |